L’ancien président de la République, Boni Yayi, a annoncé qu’il exercera finalement son droit de siéger au Sénat, revenant ainsi sur sa position initiale de ne pas intégrer la nouvelle institution.
Dans un message adressé aux Béninois sur sa page Facebook, l’ancien chef de l’État rappelle qu’au moment de l’introduction du projet de loi portant révision de la Constitution instituant le Sénat, il avait publiquement indiqué qu’il n’envisageait pas d’y siéger. Selon lui, cette position avait été exprimée avant même l’examen du texte par la Commission des lois de l’Assemblée nationale.
Boni Yayi explique toutefois que le contexte national a profondément évolué depuis la promulgation de la loi.
L’ancien président affirme partager les préoccupations des citoyens concernant la décrispation de la vie politique. Il réitère son attachement au respect des droits de l’Homme et des libertés fondamentales, à la fin de l’existence des prisonniers et exilés politiques, au renforcement de l’unité nationale, ainsi qu’à la sécurité, au dialogue, à la démocratie et à la paix.
« Après mûre réflexion, il apparaît dès lors que le Sénat pourrait être un cadre de dialogue politique interne destiné à porter la voix et les attentes du peuple », a-t-il déclaré.
Se fondant sur les dispositions de l’article 113-3 de la Constitution, Boni Yayi annonce donc son intention d’exercer son droit de sénateur. Il précise qu’il ne s’agit pas, selon lui, d’une démarche personnelle, mais de l’application des dispositions constitutionnelles.
L’ancien chef de l’État dit vouloir travailler avec les autres sénateurs pour faire de cette institution « un vase d’honneur » au service des intérêts du peuple béninois.
Il conclut son message en invitant les Béninois à continuer de prier pour le pays et à œuvrer en faveur de la paix, de la justice, de la sécurité et de la démocratie.
