Les États-Unis ont décidé de prolonger l’African Growth and Opportunity Act (AGOA) jusqu’au 31 décembre 2026, relançant ainsi un mécanisme clé de leurs relations commerciales avec l’Afrique. L’annonce a été faite ce mardi 3 février par l’administration américaine.
Arrivé à expiration en septembre 2025, l’accord est réactivé avec effet rétroactif, selon le représentant américain au Commerce, Jamieson Greer. Cette décision figure dans un texte promulgué par le président Donald Trump, mettant également fin à plusieurs jours de paralysie partielle de l’administration fédérale.
Mis en place en 2000 sous la présidence de Bill Clinton, l’AGOA permet à de nombreux produits africains d’accéder au marché américain sans droits de douane, à condition que les pays bénéficiaires respectent certains critères, notamment en matière de gouvernance démocratique, de droits humains et de lutte contre la corruption.
Environ une trentaine de pays africains, dont le Bénin, le Ghana, la Côte d’Ivoire, le Kenya, le Sénégal ou encore Madagascar, sont concernés. L’accord couvre un large éventail de produits, allant de l’habillement aux produits agricoles, en passant par certains véhicules.
Toutefois, Washington affiche désormais une volonté de réviser les termes du partenariat. Les autorités américaines souhaitent conditionner toute prolongation future à une plus grande ouverture des marchés africains aux produits américains, dans le cadre de la politique « America First ».
Cette reconduction d’un an, alors que le Congrès américain débattait initialement d’une prolongation plus longue, entretient une certaine incertitude pour les entreprises africaines fortement dépendantes de ce régime préférentiel.
