Les éléments du commissariat du 1er arrondissement de Parakou ont mis fin, jeudi 3 septembre 2026, aux activités d’une présumée productrice clandestine de boissons alcoolisées frelatées. La jeune femme aurait transformé une habitation du quartier Albarika en véritable atelier de fabrication de faux spiritueux.
Alertés sur ses activités, les policiers ont effectué une descente dans la maison suspectée d’abriter le laboratoire clandestin. Sur place, ils découvrent une chambre aménagée pour la production de boissons présentées comme du Pastis, du Dry Gin ou encore du Diamond Whisky. Des produits dont l’origine et la composition soulèvent de sérieuses interrogations.
La perquisition permet de mettre la main sur deux grands bidons contenant des liquides suspects, plusieurs dizaines de bouteilles vides, des cartons d’emballage portant les noms de grandes marques, ainsi que des étiquettes et des colorants. Un dispositif qui, selon les premiers éléments de l’enquête, aurait permis de reproduire l’apparence de boissons commercialisées sur le marché.
Interrogée par les enquêteurs, la suspecte reconnaît exercer cette activité seule et indique également écouler ses produits en gros. Les investigations conduisent ensuite les policiers vers un autre point de vente situé au quartier Alaga, présenté comme sa vitrine commerciale. Une seconde intervention permet d’y saisir quatre cartons supplémentaires de boissons suspectes.
L’ensemble du stock saisi a été placé sous scellés. La présumée productrice, quant à elle, a été placée en garde à vue et devrait être présentée au procureur de la République pour répondre des faits qui lui sont reprochés. L’enquête se poursuit notamment pour déterminer l’origine des produits utilisés et l’ampleur réelle de ce commerce clandestin.
