L’affaire ressemble à un scénario de disparition volontaire qui finit par rattraper son auteur. Le Tribunal de première instance de Cotonou s’est penché, ce vendredi 3 avril 2026, sur un dossier d’abus de confiance opposant un conducteur à son ex-employeur.
Tout commence par un contrat simple : le chauffeur devait exploiter une Peugeot 406 (évaluée à 1,5 million de FCFA) et reverser une recette hebdomadaire à son propriétaire. Non seulement les versements n’ont jamais été honorés, mais l’homme s’est volatilisé avec la voiture. Pendant plus de douze mois, il est resté totalement injoignable, laissant son patron sans aucune nouvelle.
Retrouvé fortuitement et désormais derrière les barreaux, le prévenu a tenté de justifier son acte devant le juge. S’il ne nie pas les faits, il soutient que le véhicule aurait été perdu lors d’un accident de la route. Une explication qui a suscité le scepticisme immédiat du tribunal : pourquoi ne pas avoir alerté l’employeur au moment du sinistre ? Face à cette interrogation, le prévenu est resté muet. La partie civile, s’estimant lourdement lésée par cette trahison et la perte de son outil de travail, réclame aujourd’hui la somme de 3 millions de FCFA au titre de dommages et intérêts.
En attendant que la lumière soit faite sur le sort réel de la Peugeot 406, le tribunal a ordonné le maintien du chauffeur en prison. Le dénouement de cette affaire est attendu pour le 22 mai 2026, date de la prochaine audience.
