L’organisation Reporters sans frontières accuse les autorités du Burkina Faso d’avoir dissimulé la détention du journaliste Atiana Serge Oulon, porté disparu depuis juin 2024 rapporte RFI. Contrairement à la version officielle affirmant qu’il aurait été envoyé au front, l’ONG affirme qu’il aurait en réalité été détenu dans une prison clandestine à Ouagadougou.
Selon les informations recueillies, le journaliste aurait été retenu dans une maison du quartier Ouaga 2000, transformée en lieu de détention. Il y aurait vécu dans des conditions extrêmement dures, partageant une pièce sombre et surpeuplée, sous surveillance permanente.
Des témoignages évoquent des violences physiques répétées, des privations de nourriture et des conditions de vie dégradantes. D’après RSF, il aurait été l’un des détenus les plus maltraités durant sa captivité.
L’organisation estime que la thèse de sa mobilisation militaire aurait servi à masquer sa séquestration. Elle rappelle également que le journaliste avait enquêté sur une affaire de détournement de fonds impliquant un officier, peu avant son enlèvement.
