C’est la stupeur dans le rang des commerçants des produits tropicaux dans le septentrion. Selon nos sources la douane béninoise procède actuellement à Parakou à la fermeture de plusieurs magasins de stockage de noix de cajou et de soja grain. L’opération a eu lieu les samedi et dimanche à Tchaourou et Parakou et elle conduite par une équipe venue de Cotonou avec à sa tête, le Chef du Bureau de Surveillance du Territoire Douanier (BSTD), le Colonel Marcellin LAOUROU.
Cette décision de la hiérarchie douanière fait suite à un constat : la Société d’Investissement et de Promotion de l’Industrie (SIPI-BENIN) à travers la Zone Industrielle de Glo-Djigbé (GDIZ) manque de ces matières premières sur le terrain. Les noix de cajou et le soja grain sont en effet des produits de base utilisés au niveau de ce fleuron de l’industrie béninoise. Mais comment expliquer ce déficit alors que la production a été au rendez-vous cette saison ? Selon nos recoupements sur le terrain, plusieurs producteurs et commerçants ont préféré garder les produits par devers eux face aux prix d’achat proposés par la SIPI-BENIN et qu’ils jugent bas. Nos investigations révèlent également que certains commerçants trouveraient des moyens peu légaux pour exporter leurs produits vers d’autres pays notamment le Togo où les prix d’achat semblent être plus élevés. Déjà la campagne de cette année a été une campagne difficile pour les acteurs puisque depuis l’année dernière et les difficultés observées dans le secteur, les banques refusent d’accorder des crédits aux acteurs de la filière.
A travers cette opération de la douane, nul doute que les produits seront obligatoirement rédigés vers la SIPI-BENIN afin d’approvionner la GDIZ.
Jacques DEGBEY
