Le Bénin durcit le ton dans le bras de fer qui l’oppose à son voisin du Niger. Les autorités béninoises n’autorisent plus l’entrée sur leur territoire des compagnies de transport en commun du Niger. Sur place, à Parakou, le constat au niveau des parcs de transport des compagnies de bus révèle que des bus sont stationnés. Une situation difficile pour les voyageurs. Issiaka Soumanou, acteur des compagnies de transports étrangères, regrette cette détérioration des relations diplomatiques entre les deux pays. Il décrit la situation à Parakou et suggère une médiation de la CEDEAO (la Communauté Économique des États de l’Afrique de l’Ouest) pour une sortie de crise.
Selon Issiaka Soumanou, la décision de Cotonou est une réponse à la non-flexibilité affichée par les autorités de Niamey. Il précise par ailleurs que les voyageurs qui cherchent à contourner cette décision des autorités béninoises en choisissant les compagnies de transports togolaises ne parviennent pas à s’en sortir. Écoutons Issiaka Soumanou
Situation identique au niveau des parcs à bus à Cotonou. Les activités sont paralysées et les voyageurs sont désabusés, totalement bloqués dans leur projet de voyage. C’est le constat fait par notre correspondant sur place à Cotonou, Aristide KANOUSSOU. En témoignent les propos de ce voyageur nigérien interrogé à Zongo à Cotonou, au niveau d’un parc à bus. Ce voyageur nigérien, qui a requis l’anonymat, décrit la situation à Cotonou. Vivement que les autorités des deux pays puissent au plus rapidement fumer le calumet de la paix pour un retour à la normale des rapports entre les deux pays.
