Neuf personnes brûlées, mais heureusement aucune perte en vie humaine. C’est le bilan de l’incendie survenu au quartier Orougnorou, à Banikoara. Le sinistre a également fortement endommagé un bâtiment et occasionné d’importantes pertes matérielles.
Le feu a touché un bâtiment d’environ 20 m² comprenant cinq pièces : deux boutiques, un espace destiné au stockage de bidons d’essence frelatée et deux pièces à usage d’habitation. Les neuf victimes, brûlées aux premier, deuxième et troisième degrés, ont été évacuées avant l’arrivée des équipes d’intervention.
Dès les premières alertes, le Centre communal de protection civile (CCPC) de Banikoara est intervenu pour circonscrire le feu et empêcher sa propagation aux bâtiments voisins. Face à l’ampleur du sinistre, les équipes de l’Antenne départementale de protection civile de l’Alibori, dirigées par le Capitaine-Major Babalola Sosthène, ainsi que celles du CCPC de Malanville, ont été mobilisées en renfort.
La cause exacte du départ de feu demeure, à ce stade, inconnue. Toutefois, la présence de carburant frelaté dans un bâtiment abritant également des espaces d’habitation met en évidence les risques liés au stockage de produits inflammables dans des conditions inappropriées.
Le bilan matériel est également important. Une quantité considérable de produits alimentaires et divers, ainsi qu’une moto, ont été consumés par les flammes.
Pour l’Agence béninoise de protection civile (ABPC), ce nouvel incendie doit servir d’alerte. Un dépôt de carburant de contrebande installé à proximité d’une habitation ne met pas seulement son propriétaire en danger. Il expose également sa famille, les voisins et l’ensemble du quartier.
Une fuite, une étincelle, une flamme ou une simple mauvaise manipulation peuvent suffire à provoquer un embrasement et transformer, en quelques secondes, une situation à risque en véritable drame.
Face à la recrudescence des incendies liés aux hydrocarbures, l’ABPC appelle les populations à la vigilance et invite au renforcement du contrôle et de la répression des pratiques illicites de stockage et de commercialisation de carburants, conformément aux dispositions en vigueur.
L’Agence encourage notamment toute personne ayant connaissance de l’existence d’un dépôt d’essence de contrebande à proximité de son domicile ou dans son environnement immédiat à le signaler aux autorités compétentes. Dénoncer un dépôt dangereux, ce n’est pas nuire à son voisin. C’est protéger sa propre vie, celle de sa famille et celle de toute la communauté.
L’ABPC appelle également les détenteurs de ces stocks à prendre la pleine mesure des risques auxquels ils exposent leurs familles, leurs voisins ainsi que les personnes appelées à intervenir en cas de sinistre.
La prévention doit intervenir avant les flammes. Elle passe par la vigilance, le signalement des situations dangereuses, le contrôle des installations à risque et l’application effective des mesures prévues par la réglementation. L’ABPC rappelle enfin que le 118 est disponible 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7 pour toute situation d’urgence, sur tous les réseaux GSM.
En cas d’incendie, d’explosion, d’accident ou de danger imminent, il est recommandé de s’éloigner, de se mettre à l’abri et de composer immédiatement le 118. À Banikoara comme ailleurs, il ne faut pas attendre les flammes pour prendre conscience du danger. Prévenir, signaler et alerter peuvent sauver des vies.
