Treize années après avoir été victime d’une tentative d’assassinat, Martin Assogba, président de l’ALCRER ONG (Association de Lutte Contre le Racisme, l’Ethnocentrisme et le Régionalisme), tourne progressivement une page douloureuse de sa vie. Après plusieurs interventions chirurgicales, dont une opération cervicale et une autre lombaire, il a récemment réussi à faire retirer deux balles restées logées dans son corps depuis 2013.
Les faits remontent au 9 décembre 2013. Selon son témoignage, Martin Assogba avait été victime d’une tentative d’assassinat qu’il relie à ses prises de position sur les questions de développement. Évacué vers la France après les premiers soins, il apprend que deux projectiles sont restés logés dans son corps : l’un dans la tête et l’autre profondément dans le cou.
À l’époque, les médecins français avaient estimé que leur retrait présentait trop de risques. Les deux balles sont donc restées dans son organisme pendant treize ans.
C’est finalement en Turquie que la situation va évoluer. Le 25 juillet dernier, Martin Assogba y a subi une intervention au cours de laquelle les chirurgiens sont parvenus à extraire les deux projectiles. Une opération particulièrement délicate, notamment en raison de la profondeur à laquelle l’une des balles s’était incrustée dans les tissus du cou.
Avant l’intervention, le neurochirurgien avait prévenu le patient des difficultés liées à l’opération. Malgré les risques, les deux projectiles ont finalement pu être retirés.
Pour Martin Assogba, cette intervention représente un véritable soulagement. Il affirme avoir vécu pendant toutes ces années avec des maux de tête, des vertiges et des difficultés à marcher normalement. Aujourd’hui, même si la convalescence est encore en cours, il dit ressentir une nette amélioration.
« Je suis maintenant dans le bonheur. Je me sens bien », témoigne-t-il, reconnaissant envers Dieu, les médecins et toutes les personnes qui ont contribué à sa prise en charge.
Le président de l’ALCRER ONG poursuit désormais sa convalescence et sa rééducation. Il reconnaît tituber encore légèrement, mais espère retrouver une marche normale dans les prochaines semaines. Il se donne environ deux mois pour poursuivre les exercices et consolider sa récupération.
Cette nouvelle étape est également, pour lui, l’occasion de remercier sa famille ainsi que les structures ayant facilité son parcours médical en Turquie. Après treize années marquées par la présence de ces deux projectiles dans son corps, Martin Assogba veut désormais regarder vers l’avenir, avec l’espoir de retrouver pleinement sa mobilité et une meilleure qualité de vie.
