Les tensions militaires au Moyen-Orient continuent d’inquiéter les marchés énergétiques mondiaux. Douze jours après le début des frappes menées par les États-Unis et Israël contre l’Iran, Téhéran affirme se préparer à un conflit de longue durée. Le président américain Donald Trump estime pour sa part que l’Iran est « proche de la défaite ». Dans ce contexte d’incertitude, les prix du pétrole repartent à la hausse et dépassent de nouveau la barre symbolique des 100 dollars (environ 60 000 FCFA) le baril.
Pour tenter de freiner cette flambée, l’Agence internationale de l’énergie (AIE) a annoncé le déblocage de 400 millions de barils issus de ses réserves stratégiques dans les prochains jours. L’administration américaine a également fait savoir qu’elle mettrait sur le marché 172 millions de barils provenant de la réserve stratégique des États-Unis.
Malgré ces mesures exceptionnelles, les marchés restent nerveux : jeudi 12 mars, le baril de Brent s’échangeait à 100,50 dollars (environ 60 300 FCFA).
Sur le plan politique et militaire, la tension reste vive. Ali Larijani, chef du Conseil suprême de sécurité nationale iranien, a affirmé que l’Iran n’avait « pas peur » des « menaces vides » du président américain. Le président du Parlement iranien a, pour sa part, averti que toute attaque contre les infrastructures du pays entraînerait une riposte immédiate, promettant une réaction « œil pour œil, dent pour dent ». Dans la nuit du mardi 10 Mars, l’Iran a d’ailleurs lancé une nouvelle salve de missiles vers Israël et des positions américaines au Moyen-Orient.
