Le bras de fer entre les autorités décanales et les futurs médecins de l’Université d’Abomey-Calavi prend une tournure disciplinaire. Par un communiqué officiel rendu public ce vendredi 13 mars 2026, le Professeur Georges Avakoudjo, Doyen de la Faculté des Sciences de la Santé (FSS), a sommé les étudiants de reprendre sans délai leurs stages hospitaliers, sous peine de lourdes sanctions académiques.
À l’origine de cette tension, une décision de l’Association des Étudiants en Médecine de Cotonou (AMEC). Le jeudi 12 mars, l’organisation estudiantine avait ordonné la suspension des activités cliniques. Ce débrayage visait à marquer leur soutien à trois professionnels de santé récemment condamnés par la justice dans une affaire de décès maternel survenu au Centre hospitalier universitaire départemental (CHUD) de l’Ouémé, après une intervention par césarienne.
Pour l’administration de la faculté, cette interruption unilatérale est inadmissible. Dans son rappel à l’ordre, le décanat souligne que les stages en immersion hospitalière ne sont pas une option, mais une composante obligatoire du cursus médical, strictement inscrite dans le calendrier académique.
La sentence brandie est claire : tout étudiant manquant à l’appel s’expose à l’invalidation pure et simple de son Unité d’Enseignement (UE) de stage. « Les étudiants qui ne se conformeraient pas aux présentes dispositions seront tenus seuls responsables des conséquences académiques », précise le communiqué.
Malgré cette fermeté, le Professeur Avakoudjo ne ferme pas totalement la porte au dialogue. Le document indique que le décanat demeure disposé à échanger avec les différentes parties prenantes, à condition que ces discussions s’inscrivent dans un cadre institutionnel respectueux.
Reste désormais à savoir si l’AMEC et les étudiants, face à la menace de voir leur année académique compromise, choisiront de regagner les centres hospitaliers ou de maintenir leur pression pour soutenir leurs aînés.
