La présidentielle béninoise du 12 avril 2026 suscite des attentes importantes sur le plan diplomatique, notamment avec le Niger. Depuis le coup d’État contre le président Mohamed Bazoum à Niamey en juillet 2023, les relations entre les deux pays sont restées tendues et la frontière commune est toujours fermée.
Les candidats en lice, Romuald Wadagni, représentant la majorité présidentielle, et Paul Hounkpè, candidat des Forces Cauris pour un Bénin émergent (FCBE), pourraient favoriser un tournant dans la normalisation des relations avec le Niger. La réouverture de la frontière, toujours fermée, reste une étape clé, car sa fermeture complique encore aujourd’hui le transport entre Cotonou et Niamey.
Romuald Wadagni a récemment affirmé la nécessité d’un dialogue avec le Niger : « Nous devons nous parler, nous n’avons pas le choix. Nous saisirons l’occasion d’aller encore vers nos voisins qui peinent à nous faire confiance ».
Le scrutin de dimanche sera ainsi observé de près, non seulement pour son impact interne, mais aussi pour les relations bilatérales avec Niamey.
