L’Inde envisage une mesure pour le moins controversée dans le cadre de la sécurisation de sa frontière avec le Bangladesh : l’utilisation de serpents et de crocodiles pour dissuader les passages clandestins dans les zones difficiles d’accès.
Selon des responsables des forces de sécurité des frontières, cette idée a été évoquée lors de discussions internes afin de renforcer le contrôle des portions frontalières encore non clôturées. Sur les plus de 2 000 km de frontière entre les deux pays, une part importante traverse des zones de rivières, de marécages et de mangroves, rendant la surveillance classique particulièrement compliquée.
L’initiative, qualifiée d’« innovante » par certains responsables, soulève toutefois de nombreuses interrogations, notamment sur sa faisabilité et ses risques. Les autorités s’interrogent sur les conditions de mise en œuvre, l’approvisionnement en reptiles et surtout sur l’impact potentiel pour les populations vivant à proximité de la frontière.
Cette réflexion intervient dans un contexte diplomatique déjà sensible entre l’Inde et le Bangladesh, marqué par des tensions liées aux questions migratoires et aux changements politiques récents dans la région.
