À l’occasion des récentes célébrations de la fête de l’indépendance, un fait marquant a retenu l’attention de nombreux Béninois : le chant de l’« Aube Nouvelle », notre hymne national, dans plusieurs langues nationales. Une initiative qui ne date pas d’aujourd’hui, mais qui s’inscrit progressivement dans les habitudes et qui suscite à la fois adhésion, fierté et débats. Pour certains, cette démarche participe à la réappropriation de notre patrimoine culturel, renforce le sentiment d’appartenance nationale et valorise la richesse linguistique du Bénin. Pour d’autres, elle interroge les modalités de préservation de l’unité nationale dans un contexte de diversité linguistique. Alors, le chant de l’Aube Nouvelle en langues nationales est-il un puissant symbole de souveraineté culturelle ? Contribue-t-il davantage à la promotion et à la transmission de nos langues locales auprès des jeunes générations ?
Pour répondre à ces interrogations, nous recevons aujourd’hui Kayodé EDON, acteur de la société civile engagé dans la promotion des langues nationales. Il répond ici aux questions de Epiphane CHABI
