Ils sont 250 Béninois, dont 20 femmes, à avoir regagné le pays après leur séjour en Algérie. Acheminés à Cotonou à bord de trois vols successifs, ces migrants bénéficient désormais d’un accompagnement en vue de leur réinsertion socio-économique.
Le retour est encadré par l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), en collaboration avec les autorités béninoises, dans le cadre du Programme d’Assistance au Retour Volontaire et à la Réintégration, AVRR.
Pour ces citoyens, il s’agit de tourner la page d’une aventure migratoire marquée par les difficultés du parcours saharien et les conditions parfois précaires dans les pays de transit. L’Algérie constitue en effet une importante zone de passage pour de nombreux migrants subsahariens désireux de rejoindre l’Europe. Le durcissement des politiques migratoires et les opérations d’éloignement poussent certains d’entre eux à opter pour un retour organisé.
Le programme AVRR leur permet ainsi de regagner leur pays dans des conditions sécurisées et dignes. Le dispositif bénéficie notamment d’un soutien financier de l’Union européenne à travers son initiative EU International Partnerships.
Mais une fois de retour au Bénin, un autre défi se pose : celui de la réintégration. L’accompagnement post-retour, notamment l’appui à la reprise d’une activité génératrice de revenus, constitue un enjeu majeur pour permettre à ces migrants de reconstruire leur avenir.
Au-delà de ces 250 retours, la situation relance également le débat sur la nécessité de renforcer les opportunités économiques et professionnelles au niveau local, notamment pour les jeunes, afin de réduire leur exposition aux risques liés à la migration irrégulière.
