L’administration américaine envisage une importante réorganisation de son dispositif consulaire en Afrique. Selon plusieurs médias internationaux, le Département d’État prévoit de réduire considérablement le nombre d’ambassades et consulats habilités à traiter les demandes de visas sur le continent.
Si cette mesure est mise en œuvre, seuls vingt postes diplomatiques africains conserveraient la pleine compétence pour recevoir et traiter les dossiers de visa. Parmi eux figurent notamment Lomé, Accra, Lagos, Dakar, Abidjan, Nairobi et Kigali.
Pour les ressortissants béninois, cette réforme pourrait entraîner des démarches plus complexes. Les demandeurs de visa pourraient être contraints de se rendre dans des pays voisins comme le Togo, le Ghana ou le Nigeria pour effectuer leurs formalités. Cette situation engendrerait des coûts supplémentaires liés au transport, à l’hébergement et au séjour, en plus des frais habituels de demande de visa.
La mesure s’inscrit dans la politique migratoire plus restrictive défendue depuis plusieurs années par le président américain Donald Trump. Elle vise notamment à rationaliser les services consulaires et à renforcer le contrôle des procédures d’immigration.
Si elle entre en vigueur, cette réforme risque d’allonger les délais de traitement et de compliquer davantage l’accès aux visas américains pour de nombreux citoyens africains, notamment ceux des pays dont les représentations diplomatiques ne figurent plus parmi les centres de traitement retenus.
