La réalisation de l’axe Parakou-Kika-Kabo-Frontière du Nigeria, vers Okuta, pourrait être envisagée par le gouvernement béninois si les conditions et les possibilités le permettent. Longue d’environ 62 kilomètres, cette liaison routière stratégique dans le département du Borgou constitue une vieille préoccupation des populations des localités concernées.
La question a été évoquée ce jeudi 10 septembre 2026 par le ministre porte-parole du gouvernement, Wilfried Léandre Houngbédji, lors d’une conférence de presse avec les professionnels des médias de Parakou, tenue dans la salle de réunion de la préfecture du Borgou.
Interrogé sur la possibilité de voir cet axe réalisé, le ministre n’a pas annoncé de décision du gouvernement. Il a plutôt précisé que l’infrastructure pourrait être envisagée si les conditions nécessaires sont réunies. « Si les conditions se remplissent pour le faire, on le ferait. On n’a jamais dit qu’il ne faut pasle faire », a-t-il expliqué.
Cette précision intervient alors que la question de cette voie a récemment été soumise au président de la République, Romuald Wadagni, lors de son passage à Parakou. Le chef de l’État a échangé avec différentes catégories de citoyens, notamment sur les préoccupations liées au développement de la ville et de sa région.
Selon Wilfried Léandre Houngbédji, la question de l’axe Parakou-Kika-Kabo-Frontière du Nigeria a donc directement été portée à l’attention du président. « Il n’aura même pas besoin que je lui dise, en rentrant sur Cotonou, que les Parakois en parlaient », a-t-il laissé entendre.
L’axe, d’environ 62 kilomètres, relie Parakou à Kika, puis Kabo, avant de rejoindre la frontière avec le Nigeria en direction d’Okuta. Sa réalisation pourrait renforcer la connexion routière entre le Borgou et le territoire nigérian, avec à la clé une amélioration de la circulation des personnes et des marchandises et une facilitation des échanges commerciaux.
Mais pour l’heure, aucune annonce officielle ne permet de parler d’un projet lancé ou d’un calendrier de réalisation. La position exprimée par le porte-parole du gouvernement reste conditionnée aux possibilités qui pourraient se présenter. Autrement dit, le gouvernement n’écarte pas l’idée, mais ne s’engage pas encore à réaliser cet axe.
