À moins de trois semaines du coup d’envoi de la CAN 2025 au Maroc, la sélection du Cameroun fait grand bruit. La publication de la liste des Lions Indomptables, désormais dirigés par David Pagou, a provoqué un véritable séisme sportif et médiatique.
Des cadres historiques écartés
L’éviction du gardien André Onana, déjà très commentée, n’est que la partie visible d’un profond renouvellement. Le capitaine Vincent Aboubakar, soutien affiché de l’ex-sélectionneur Marc Brys, ne figure pas non plus dans le groupe. Eric Maxim Choupo-Moting, Michael Ngadeu, Martin Hongla ou encore Jackson Tchatchoua sont également absents.
À cela s’ajoute le forfait sur blessure d’André-Frank Zambo Anguissa, un pilier du milieu de terrain. Autant de pertes qui reconfigurent totalement la physionomie de l’équipe camerounaise.
Une vague de nouveaux visages
Pour combler ces départs, le staff technique a fait appel à plusieurs nouveaux joueurs, parmi lesquels :
Christian Kofane (Bayer Leverkusen),
Dina Ebimbe (Brest), ancien international Espoirs français,
Gerzino Nyamsi (Lokomotiv Moscou),
Samuel Kotto (La Gantoise),
Edouard Sombang (Colombe du Sud).
Des revenants comme Christopher Wooh, Olivier Kemen, Junior Tchamadeu ou encore Brice Ambina réintègrent également la tanière.
Une CAN sous haute pression
Avec un groupe largement remanié, le Cameroun se présente sans plusieurs de ses cadres habituels. Placés dans le « groupe de la mort » (poule F), les Lions Indomptables débuteront face au Gabon le 24 décembre, avant de défier la Côte d’Ivoire, tenante du titre, puis le Mozambique.
La sélection camerounaise sera particulièrement scrutée, tant la rupture opérée par la Fédération – dans un contexte de tensions entre Samuel Eto’o et certains joueurs – marque un tournant majeur.
À trois semaines de la CAN, le navire camerounais tangue dangereusement. Car si c’est le Ministère des Sports qui a le dernier mot dans la nomination du sélectionneur, il ne s’est pas encore prononcé… et la décision de Samuel Eto’o pourrait bien être contestée. Le président de la Fédération, se proclamant légitime pour quatre ans, s’avance ainsi droit dans une confrontation qui promet de faire autant parler sur le terrain qu’en coulisses.
