Au Cameroun, les autorités ont identifié environ 200 sociétés opérant illégalement dans l’extraction artisanale de l’or, selon une annonce du ministère des Mines faite le 13 mai 2026. La majorité de ces entreprises seraient étrangères et actives principalement dans les régions de l’Est et de l’Adamaoua.
D’après les informations officielles, ces structures, souvent sans autorisation valide, ont été repérées lors de descentes sur le terrain. Elles seraient impliquées dans des activités minières non conformes à la réglementation en vigueur, notamment l’exploitation et le traitement du gravier aurifère.
Le gouvernement a ordonné l’arrêt immédiat des activités de ces sociétés ainsi que le démantèlement de leurs installations. Une liste des opérateurs concernés a également été rendue publique afin de renforcer la transparence et le contrôle du secteur minier.
Les autorités soulignent que ces pratiques causent d’importants dégâts environnementaux et privent l’État de revenus considérables. Le phénomène est d’autant plus préoccupant que des organisations de la société civile estiment que le nombre réel d’exploitants illégaux pourrait être bien plus élevé.
Un rapport antérieur de l’Initiative pour la transparence dans les industries extractives (ITIE) avait déjà mis en évidence des écarts importants entre les volumes d’or déclarés par les services douaniers et ceux enregistrés à l’exportation par certains partenaires internationaux.
Cette situation relance le débat sur la régulation du secteur minier au Cameroun, malgré l’adoption récente d’un nouveau code minier destiné à mieux encadrer l’exploitation des ressources naturelles.
