Les pays de l’Alliance des États du Sahel (AES) — Mali, Burkina Faso et Niger — ont annoncé la création de la Banque Confédérale pour l’Investissement et le Développement (BCID-AES).
L’annonce a été faite à la mi-mars 2025 par le président de la transition malienne, Assimi Goïta, lors d’une réunion des dirigeants de l’AES. Dotée d’un capital initial de 500 milliards de francs CFA, mobilisable d’ici le 30 septembre 2025, cette nouvelle institution vise à renforcer la souveraineté économique et à accélérer l’intégration régionale.
Dans un contexte marqué par l’insécurité, la dépendance financière extérieure et un faible niveau d’industrialisation, les trois pays entendent bâtir un outil de développement endogène. Une première rencontre ministérielle s’est tenue le 23 mai 2025 à Bamako, au cours de laquelle les textes fondateurs ont été adoptés et une feuille de route tracée.
Pour le ministre malien de l’Économie et des Finances, Alousséni Sanou, « cette banque est un outil stratégique pour assurer la souveraineté financière de la région ». Son homologue burkinabè, Dr Aboubakar Nacanabo, la considère comme un « levier de transformation durable pour l’espace sahélien ».
La BCID-AES financera en priorité des projets structurants dans les secteurs de l’énergie, des infrastructures, de l’agriculture et de l’éducation. Le capital initial sera libéré dès cette année, tandis que le reste du capital social sera progressivement mobilisé d’ici au 31 décembre 2028.
Le siège et les modalités de gouvernance de la banque seront fixés prochainement par les chefs d’État de l’AES.
