La dette publique du Bénin poursuit sa progression. À fin juin 2026, son encours s’établit à 9 122,2 milliards de FCFA, soit 50,1 % du Produit Intérieur Brut (PIB), selon le Bulletin statistique de la dette publique du deuxième trimestre 2026, publié le 11 août par la Caisse autonome de gestion de la dette (CAGD).
Comparé aux 8 472,2 milliards de FCFA enregistrés au 31 décembre 2025, l’encours de la dette publique a ainsi augmenté de 650 milliards de FCFA en l’espace de six mois. La hausse s’est également poursuivie au cours du deuxième trimestre. Entre fin mars et fin juin 2026, la dette est passée de 9 027,7 milliards à 9 122,2 milliards de FCFA, soit une progression de 94,5 milliards de FCFA.
Cette évolution s’explique principalement par les décaissements effectués au titre des emprunts libellés en devises. Ceux-ci ont atteint 905,8 milliards de FCFA à fin juin 2026. Ils comprennent notamment 381,6 milliards de FCFA provenant de bailleurs multilatéraux et 478,8 milliards de FCFA issus des émissions internationales réalisées en janvier 2026.
Parallèlement, l’État béninois a mobilisé 86,7 milliards de FCFA à travers des émissions de titres du Trésor sur le marché régional de l’UEMOA.
Ces nouveaux chiffres traduisent donc une augmentation significative de l’endettement public depuis le début de l’année 2026, même si le niveau de la dette, rapporté à la richesse nationale, reste un indicateur clé pour apprécier la soutenabilité des finances publiques. Ce taux est de 50,1 pourcent, bien en dessous de 70 pourcent fixé par les critères de convergence de l’Union Économique et Monétaire Ouest-Africaine (UEMOA).
Jacques DEGBEY
