L’Assemblée nationale du Sénégal a adopté une loi renforçant les sanctions liées aux relations homosexuelles. La réforme du code pénal prévoit désormais des peines de prison pouvant aller de cinq à dix ans pour les personnes reconnues coupables d’actes qualifiés « contre nature », contre un à cinq ans auparavant. Le texte prévoit également une hausse importante des amendes, pouvant atteindre jusqu’à 10 millions de francs CFA, et introduit de nouvelles infractions comme l’apologie ou le financement de l’homosexualité.
Adoptée par un Parlement dominé par le parti au pouvoir, cette loi doit encore être promulguée par le président Bassirou Diomaye Faye pour entrer en vigueur. Si certains responsables politiques estiment répondre ainsi à une attente d’une partie de la population, plusieurs voix critiques dénoncent un débat qui détourne l’attention des enjeux économiques et sociaux.
